Fin septembre 2026. Je descends tout en bas du site d’une bijouterie en Anjou. Dans le pied de page, une ligne : « Consultez notre FAQ ». Je clique. La page qui s’ouvre s’appelle «Contactez-nous». Pas de FAQ. Nulle part. Je passe la souris sur une photo produit. J’attends une seconde, deux, trois. Rien. Aucun nom de bijou, aucun bouton. L’effet existe dans le code, il ne s’affiche jamais. Ce projet a fait l’objet d’un devis à plus de 5 000 € TTC. Sur le papier, tout y est : analyse, maquettage, structuration SEO, recettage (le devis de l’agence mentionne tous ces points). J’attendais un site internet sur mesure. À l’écran, je vois un plat surgelé réchauffé, avec le logo du client posé dessus.
Je partage ici les questions à poser et les contrôles à faire, du cahier des charges à la version bêta, pour savoir ce que vous payez. C’est toujours étrange, il me semble de payer un site sur mesure (un prix plus élevé, mais logique au vue du taff sur mesure) alors que l’agence ou le freelance fait du surgelé (qu’il devrait donc vendre au prix du surgelé). Suivez le guide pour lever le loup !
Un site surgelé est un modèle (template, gabarit ou thème prêt à l’emploi) à peine adapté : votre logo, vos photos, quelques textes générés avec l’IA (intelligence artificielle). Un site sur mesure part de votre marque, de votre cible et de leurs usages. La différence se voit en une minute, avec deux manipulations à la portée de n’importe quel chargé de communication.
Je ne fais le procès ni du template, ni de l’IA. Je m’en sers parfois moi-même, pour gagner du temps. Ce qui me chagrine, c’est autre chose : qu’on vous facture le prix d’un chef étoilé (3 à 10 000 € HT pour un site e-commerce, par exemple) et qu’on vous serve une barquette passée au four, avec un nouveau logo et un texte généré par une IA en trente secondes.
Le tarif n’est pas le sujet. Le sujet, c’est l’écart entre ce qui est facturé et ce qui est livré.
Voici les deux tests que j’ai faits sur la bijouterie. Vous pouvez les refaire sur n’importe quel site, en moins d’une minute :
1. Cliquez sur le lien « FAQ » du pied de page. S’il mène vers une page « Contact » ou vers une erreur, personne n’a testé ce lien avant la livraison. En fait réalisez ce test sur tous les éléments cliquables de votre site. Un vrai travail sur mesure se relit clic par clic.
2. Passez la souris sur une photo produit, sans cliquer, et attendez une seconde. Si le nom du produit et le bouton « découvrir » n’apparaissent pas, la fonction prévue par le modèle n’a jamais été terminée ni supprimée proprement.
Ces deux oublis disent la même chose : du contenu de modèle, jamais nettoyé, jamais relu dans son ensemble avant la mise en ligne.
Le test de 30 secondes : votre site est-il un modèle ?
| Cherchez | Ce que ça vous dit |
|---|---|
wp-content/themes/ | Le nom qui suit est le thème utilisé. Tapez-le dans Google : un thème avec une page de démonstration publique est un modèle du commerce. Un thème vide (hello-elementor, astra, generatepress) avec un thème enfant au nom de l’agence n’en est pas un : le design se joue alors dans les pages. |
themeforest ou envato | Le thème a été acheté sur une place de marché de modèles. |
lorem ipsum | Du faux texte est resté dans le code, même s’il n’est pas visible à l’écran. |
Titre de, Votre texte ici, Ajoutez votre titre | Des textes par défaut du constructeur de pages n’ont jamais été remplacés. C’est le faux texte le plus fréquent, et il se voit à l’écran. |
demo, dummy, placeholder | Des images ou des contenus de démonstration sont encore là. |
name="generator" | Indique l’outil de création utilisé et sa version. Certains sites masquent cette ligne. |
Un modèle n’est pas un défaut en soi. Il le devient, selon moi, quand il est vendu comme du sur mesure. À l’inverse, ne rien trouver ne prouve rien : le test donne un indice, pas un verdict.
Voici différents modèls de la galerie officielle d’Astra, qui compte plus de 380 designs. Chacun est un site complet livré avec ses pages et ses contenus de démonstration. Si on vous le vend à un prix juste aucun problème. Si on vous le vend au prix du chef étoilé c’est selon moi abusif.
Je n’ai rien contre le plat surgelé, ni contre le modèle de site. Le problème commence quand on vous facture la carte du chef étoilé. Un site bâti sur un modèle doit coûter moins cher qu’un site conçu pour vous.
Alexis Desjeux fondateur de l’agence Desjeux Créations depuis 2006
Écrivez que le site doit partir d’une création propre à votre marque, et non d’un modèle existant, puis demandez à chaque candidat de dire où il utilise l’IA et les templates. Un prestataire honnête répond sans détour. Celui qui vend du surgelé au prix du cuisiné ne viendra pas.
Tout commence à l’appel d’offres, ou à la consultation restreinte. Votre cahier des charges est un filtre. Bien rédigé, il éloigne de lui-même ceux qui comptent vous livrer une barquette. Voici sept exigences que j’y ferais figurer :
– Un point de départ déclaré. « Merci de ne pas utiliser de modèle existant ou template. Le site doit marquer ma différence, mon positionnement et l’identité de ma marque. »
– Une règle sur l’IA. Oui pour gagner du temps, non pour copier-coller un contenu standardisé. Demandez où elle intervient.
– Un planning écrit de collecte des contenus. Qui fournit quoi (textes, photos, FAQ), et à quelle date précise.
– Une réponse écrite à cette question. Si un contenu n’est pas prêt à temps, le site part-il en ligne avec du texte de remplissage, ou la mise en ligne est-elle décalée ? Vous voulez la seconde réponse.
– Un site déjà livré par l’agence, dans un secteur ou une complexité comparables, avec son adresse, que vous regardez vous-même avant de parler prix.
– Le nom des personnes qui travailleront réellement sur votre projet, et la possibilité de les rencontrer (en visio ou dans la vraie vie) avant de signer.
– Un point de départ chiffré et des indicateurs de suivi. D’où part votre site aujourd’hui, et comment mesure-t-on ce qu’il apporte aux visiteurs du site ?
Et si, par contrainte de budget, vous choisissez un modèle, dites-le. C’est légitime. Un site fait sur un modèle, annoncé comme tel et facturé au prix d’un modèle, c’est une proposition honnête. C’est le surgelé vendu au prix du chef.fe étoilé.e qui me chagrine fortement !
Un devis qui semble complet ne garantit pas un site bien livré. Ce qui protège, ce sont les lignes de recette et de réception : qui contrôle, selon quelle liste, et à quelles conditions le procès-verbal (PV) de réception peut être signé.
J’ai le devis sous les yeux, daté de juillet 2023. Six mille cent vingt euros TTC. Je lis ligne à ligne. Phases d’analyse. Maquettage. Structuration SEO. « Recette du site (15 jours) ». Signature d’un PV de réception après livraison. Douze mois de maintenance.
Rien à redire sur le papier. Et pourtant, le résultat contient tout ce que je viens de décrire. Un devis solide ne suffit pas si personne ne vérifie ce qui est réellement livré.
| Question à poser avant de signer | Ce que le devis doit dire noir sur blanc | Signal d’alerte |
|---|---|---|
| Le devis liste-t-il les fonctionnalités une par une ? | Un inventaire écrit de ce que le site fait (formulaire, recherche, filtres, boutique, paiement, emails automatiques), ligne par ligne, avec ce qui est refait et ce qui est conservé. | « Site complet », « toutes fonctionnalités » sans détail : impossible de vérifier ensuite ce qui a été livré. |
| Quelles sont les phases, et que recevez-vous à la fin de chacune ? | Des phases nommées, un livrable identifiable par phase, un prix par phase et un solde payé à la livraison de chaque phase, pas seulement à la fin. | Un prix global unique, sans découpage : vous payez avant d’avoir vu quoi que ce soit. |
| Qu’est-ce qui est fait pour vous, et qu’est-ce qui est copié-collé ? | Des lignes qui citent votre activité, vos cibles et vos pages : entretiens, rédaction de vos textes, adaptation de votre parcours client. Le devis dit aussi ce qui n’est pas inclus (par exemple la photographie). | Des lignes interchangeables avec celles d’un autre client : « design moderne », « rédaction optimisée ». |
| Comment le prestataire apprend-il à connaître votre entreprise avant d’écrire le premier mot ? | Une étape d’audit ou d’entretiens avec vos clients et vos équipes, comptée dans le devis, avant la conception. Elle débouche sur un constat écrit de l’existant. | « On connaît déjà votre secteur » : le site sera écrit sans vous avoir écouté. |
| Que contient la recette, et qui la fait ? | Une checklist écrite : aucun texte de remplissage, tous les liens et boutons testés un par un, informations identiques d’une page à l’autre. Elle est faite par quelqu’un qui n’a pas construit le site, puis par vous. | « Vous testerez de votre côté » sans liste : la recette repose sur votre mémoire. |
| À quelles conditions signez-vous le procès-verbal de réception ? | Une clause qui interdit la signature tant qu’un texte factice, un lien mort ou une fonction promise manque, et qui fixe un délai de correction. | Aucun PV, ou une réception « tacite » au bout de quelques jours. |
| Comment mesure-t-on que ça a marché, et depuis quel point de départ ? | Un état des lieux chiffré au départ (mesure de fréquentation, demandes reçues), les indicateurs suivis, un outil nommé et un rythme de bilan, par exemple chaque trimestre. | « Amélioration du trafic » sans chiffre de départ : personne n’aura de compte à rendre. |
| Qui héberge, sauvegarde et maintient le site après la livraison ? | Une ligne écrite qui précise l’hébergeur, les sauvegardes (fréquence, durée de conservation), les mises à jour, le support et la durée de l’engagement. Que se passe-t-il en cas de hacking ? | Une promesse orale, ou une maintenance mentionnée sans contenu ni durée. |
| Que devient votre site si vous changez de prestataire ? | Une clause de propriété : les livrables sont cédés après paiement complet, avec accès à l’administration, aux fichiers et aux sauvegardes. Les licences payantes sont annoncées. | Un site qui reste chez le prestataire, ou une licence d’outil que vous ne pouvez pas reprendre. |
| Quel est le calendrier, et de quoi dépend-il ? | Une durée de développement, une date de mise en ligne, et la liste de ce que vous devez fournir ou valider pour la tenir. | Une date sans condition, ou aucun délai indiqué. |
Si les réponses sont vagues, ou se résument à « on gère ça au fur et à mesure », vous tenez votre signal. C’est exactement là que naît le risque du plat surgelé.

Sur la version bêta, contrôlez que rien n’est factice, que chaque lien et chaque bouton mène où il promet, et que les éléments invisibles (balises alt, données structurées, plan du site) sont en place. Une bêta n’est pas terminée, mais chaque oubli doit recevoir une date de correction.
La version bêta est la version de travail du site, visible avant la mise en ligne. Tout n’est pas fini, c’est normal. Ce qui ne l’est pas, c’est de ne pas poser la question. Devant une image sans description : « Tiens, c’est étrange. » Devant un texte de remplissage : « Vous m’aviez annoncé zéro modèle. Là, je vois du modèle. »
Sur la bijouterie, j’avais relevé d’autres signes lors d’un premier passage (certains ont sans doute été corrigés depuis) : une FAQ remplie de faux texte latin, le fameux
« lorem ipsum », des fiches produits affichant « Titre de la collection » à la place du nom du bijou, et deux blocs de réassurance qui se contredisent sur le paiement et la livraison.
Pour ne rien oublier, voici la checklist que je déroule, avec le jargon traduit :
| Contrôle | Ce que ça veut dire | Pourquoi ça compte |
| Ce qu’on vérifie | Ce que vous devez constater | Pourquoi c’est important |
|---|---|---|
| Textes | Aucun « lorem ipsum », aucun titre générique du type « Titre de la collection ». | Un visiteur qui croise du faux texte doute de tout le reste. |
| Liens et boutons | Chacun est testé, un par un. | Un lien mort ou mal branché coupe le parcours. |
| Survols et effets | Les noms de produit et les boutons s’affichent vraiment. | Une fonction prévue par le modèle, jamais terminée, se voit tout de suite. |
| Cohérence | Paiement, livraison, horaires, coordonnées : identiques partout. | Les contradictions ruinent la confiance. |
| Balises alt | Une description écrite pour chaque image. | Accessibilité, référencement des images, compréhension par les IA. |
| Titres | Un seul titre principal (H1) par page, puis des sous-titres logiques (H2, H3). | Les moteurs et les IA lisent la structure avant le texte. |
| Titre SEO et description | Propres à chaque page, sans doublon. | C’est ce qui s’affiche dans les résultats de recherche. |
| Données structurées (JSON-LD, schema.org) | La fiche d’identité de votre site, lisible par les machines : entreprise, FAQ, produits, articles. | Elles aident moteurs et IA à comprendre votre site et à le citer. |
| Plan du site et indexation | Un plan du site (sitemap) présent, aucune consigne « ne pas indexer » oubliée. | Sinon les moteurs ne voient pas votre site. |
| Formulaires | Le message arrive bien chez votre commercial. | Un formulaire muet, c’est un contact perdu. |
| Mobile et vitesse | Affichage correct sur téléphone, chargement rapide. | Un site lent ou illisible sur téléphone fait fuir le visiteur. |
| Redirections (refonte) | Les anciennes adresses mènent vers les nouvelles pages. | Sinon vous perdez le référencement déjà acquis. |
Les moteurs de recherche classiques (Google, Bing, Qwant, DuckDuckGo, Ecosia) lisent ces éléments. Les IA génératives (ChatGPT, Perplexity, Gemini, Claude, les aperçus IA de Google) aussi, et elles citent en priorité des pages claires, structurées, avec des réponses courtes. Pour aller plus loin, lisez ma comparaison entre GEO et SEO.
Sur trois choses posées avant la première maquette : une plateforme de marque claire, une cible précisément définie, et une réponse à la question « que doit pouvoir faire l’internaute ici ? ». Sans elles, aucun prestataire ne peut vous livrer un site efficace, même très bon techniquement.
Je vous le dis franchement : si votre positionnement est flou, je ne peux pas faire de miracle. Un site n’invente pas ce que votre marque n’a pas encore dit.
Si ces trois réponses manquent au départ, demandez à votre prestataire comment il compte les obtenir. S’il ne propose rien, le site sera une jolie maison sans cohérence.

Elle enquête avant d’écrire. Pour toute création de site internet sur mesure en Maine-et-Loire, je commence, à Desjeux Créations (agence de communication de Beaufort-en-Anjou, créée en octobre 2006), par l’audit de l’existant, puis par des interviews de terrain auprès des dirigeants, des équipes, des clients et des partenaires, selon la méthode de l’ethnomarketing.
C’est le travail du chef qui choisit ses oignons, ses carottes, émince, prépare sa sauce à la façon de chacun. Ça prend du temps. Et si vous n’avez pas toutes les informations au départ, on prend ce temps, parce qu’un site bâti sur du vide ne rattrape rien.
Concrètement, mon travail suit six étapes :
L’IA a sa place dans ce travail, pour gagner du temps sur certaines tâches. Mais ce sont vos émotions, votre vision et votre philosophie qui doivent transparaître. L’IA fait gagner du temps. Ce qu’on apporte, c’est le supplément d’âme. C’est ce que j’appelle la communication augmentée, et c’est ce que je transmets aussi en formation, en tant qu’organisme certifié Qualiopi.
Je ne promets aucun résultat garanti. Je promets un point de départ mesuré, un travail de fond, et une comparaison honnête à l’arrivée. En vingt ans, près de 400 clients accompagnés, surtout en Maine-et-Loire : je sais que ce travail paie quand on le fait à fond.



En France, un site fait à partir d’un modèle se facture de quelques centaines d’euros. Un site internet sur mesure, construit par une agence avec enquête de terrain, textes et référencement SEO et GEO en phase avec les attentes de vos cibles, se situe plutôt entre 3 000 et 10 000 €, et davantage selon le périmètre. Le problème n’est pas le tarif, c’est l’écart entre ce qui est livré et ce qui est facturé.
Voici les ordres de grandeur que je relève à partir du baromètre 2026 de La Fabrique du Net et de ses guides sur WordPress. Ce sont des moyennes nationales, à comparer à votre périmètre.
| Critère | Site surgelé (modèle et automatisation) | Site du chef étoilé (sur mesure) |
| Critère | Le site surgelé | Le site sur mesure (le chef étoilé) |
|---|---|---|
| Budget repère en France | De 100 à 500 € par an en faisant soi-même, 1 500 à 5 000 € avec un freelance, environ 2 500 € pour un site Wix. | 3 000 à 10 000 € et plus en agence. Médiane à 6 000 € pour une PME en 2026. |
| Point de départ | Un modèle existant. | L’audit de l’existant et un chiffre de départ. |
| Travail de terrain | Aucun. | Interviews de la direction, des équipes, des clients, des partenaires. Méthode ethnomarketing. |
| Textes | Génériques, souvent générés par IA sans relecture. | Écrits avec vous et vos clients, avec les bons mots. |
| Référencement | Réglages par défaut. | Structure, balises et données structurées pensées pour Google et pour les IA. |
| Recette | Rapide, parfois absente. | Checklist écrite, regard extérieur, PV conditionné. |
| Maintenance | À votre charge. | Prévue et chiffrée. Repère : 500 à 2 000 € par an pour un site professionnel. |
| Ce que vous gagnez | Une présence en ligne. | Des demandes de devis et des contacts qualifiés pour vos commerciaux. |
Le surgelé a sa place : budget serré, besoin simple, pas d’enjeu commercial fort. Un site à moins de 1 000 € est possible à trois conditions : des besoins simples, un design basé sur un modèle, des fonctionnalités basiques. Annoncé comme tel, au prix du surgelé, je n’ai rien à redire.
Mais vérifiez qu’un site peu cher va vous servir : qu’il apporte des demandes de devis, des demandes d’information, des contacts qualifiés à vos commerciaux. Il lui manque parfois ce qu’il faut pour être bien référencé, répondre aux questions de l’internaute, lever ses freins et le rassurer. J’ai détaillé ces écueils dans mon article sur le site pas cher, et la visibilité web se prépare dès la conception.
Faites trois choses : ajoutez les sept exigences ci-dessus à votre cahier des charges, demandez à chaque candidat l’adresse d’un site récent qu’il a livré, et testez vous-même les liens et les survols de votre site actuel. Ces trois gestes suffisent à repérer le surgelé, et à exiger un site internet sur mesure.
Vous avez le droit d’utiliser l’IA, les modèles, les outils automatisés. Vous avez le droit de dire : je n’ai pas le budget. Vous avez surtout le droit de savoir ce que vous payez.
Si vous voulez qu’on regarde ensemble un devis ou une version bêta, prenons rendez-vous. Je suis à Beaufort-en-Anjou, j’interviens dans toute la France, et à un message de vous. Vous préparez un projet de site ? Voici ce que fait mon agence web à Angers.
On ne vous demande pas de payer plus cher. On vous demande de savoir ce que vous payez. Un plat surgelé, ou un plat cuisiné par un chef.fe étoilé.e.
Crédits photos de cet article adobe stock. Montage photoshop. Texte rédigé par mes soins avec le concours de l’IA Claude sonnet 5.5.
Un site surgelé est un site construit à partir d’un modèle existant, où l’on remplace surtout le logo, les images et quelques textes, sans enquête de terrain ni adaptation au parcours de la cible. Ce n’est pas un défaut en soi. Il le devient quand il est vendu au prix d’un site sur mesure.
En France, les guides de La Fabrique du Net situent un site WordPress fait par une agence entre 3 000 et 10 000 €, et davantage pour un e-commerce ou des fonctionnalités spécifiques. La médiane des projets de PME est de 6 000 € en 2026. Ce sont des moyennes nationales : le prix dépend du périmètre, du travail de terrain et des textes.
Non. Un template, aussi appelé modèle, gabarit ou thème, convient à un petit budget et à un besoin simple. Le problème apparaît quand il est vendu au prix d’un travail sur mesure. Chez Desjeux Créations, il m’arrive d’y recourir, à condition que ce soit annoncé clairement et facturé en conséquence. Exemple pour le site de la Genniale
Demandez l’adresse d’un site livré il y a moins de six mois, puis testez-le : liens, survols, textes, balises. Demandez aussi qui vous rencontrera avant l’écriture, combien de temps l’agence prend pour comprendre votre activité, et ce qui, dans le devis, est fait pour vous. Des réponses vagues sont un signal.
Vérifiez l’absence de texte de remplissage, le fonctionnement de chaque lien et bouton, la cohérence des informations d’une page à l’autre, les balises alt des images, les titres, la meta description, les données structurées, le plan du site et les formulaires. Tout oubli doit recevoir une date de correction écrite avant la mise en ligne.
Parfois, si vos besoins sont simples et votre cible déjà convaincue. Mais un site très bon marché est souvent limité en référencement, en personnalisation et en réassurance. Avant d’acheter, demandez comment il sera trouvé sur Google et par les IA, et quel parcours mène le visiteur jusqu’à une demande de devis.
Les IA génératives, comme ChatGPT, Perplexity, Gemini ou Claude, s’appuient sur des pages claires, des réponses courtes, des données structurées et des entités nommées (entreprise, ville, certifications). Un site bien construit pour le référencement naturel est une bonne base. Le GEO en est la suite, pas le remplacement.
Non. L’IA peut faire gagner du temps sur certaines tâches. Il faut exiger qu’elle ne remplace ni l’enquête de terrain, ni la réflexion sur votre positionnement, et qu’elle ne serve pas à copier-coller du contenu standardisé. Demandez au prestataire de dire précisément où elle intervient.