20 ans de Desjeux Créations : récit d’une soirée de conférencier professionnel Angers

20 ans desjeux creations conférencier professionnel Angers

Lundi 12 octobre 2026, Université Catholique de l’Ouest, Angers.

Une cave fraîche. Une odeur de papier ancien. Une lumière douce posée sur des pages enluminées qui ont plus de six cents ans. Personne ne parle. Une dizaine d’invités, penchés sur un manuscrit du XVe siècle, retiennent leur souffle, et moi je regarde leurs visages plutôt que la page.

C’est là que j’ai su que la soirée allait être belle.

Ce soir-là, je fêtais les 20 ans de mon agence, Desjeux Créations. Et sans l’avoir planifié comme une démonstration, j’ai montré en grandeur nature ce que fait un conférencier professionnel Angers : créer du lien, de l’attention, du rythme et de l’émotion dans une salle pleine de gens très différents. Alors on se refait les 20 ans de Desjeux Créations, et je vous embarque pour un voyage en terre extraordinaire..

L’essentiel en trois lignes

  • Quoi : la soirée des 20 ans de Desjeux Créations, mon agence de communication angevine : visite de manuscrits anciens, jeux, conférence interactive sur l’assertivité, quiz, bâton de parole et cocktail.
  • Où et quand : à l’Université Catholique de l’Ouest (UCO) d’Angers, le lundi 12 octobre 2026, devant une soixantaine d’invités (clients, partenaires, amis, famille).
  • Ce qu’il faut en retenir : 27 personnes ont répondu à chaud à mon sondage, 17 ont recommandé l’intervention 9 ou 10 sur 10. Et un mot d’ordre simple, que n’importe quelle équipe peut tester dès lundi : le jeu des 3 secondes.

Mon état d’esprit : plaisir, envie et audace

Avant de vous raconter la soirée, je dois vous dire dans quel état j’y suis allé. Ces trois mots, plaisir, envie, audace, je les répète depuis longtemps à mon moi de six ans, et c’est la seule boussole que je m’étais donnée pour ces 20 ans. Pas « réussir l’événement ». Pas « faire bonne impression ». Juste : passer un très bon moment, et le faire passer aux autres. Quand on fête vingt ans de vie professionnelle, c’est 20 ans de vie tout court. Je voulais que ce soit riche, intense, plein d’émotions, et que chacun y trouve sa place à sa façon. Tout le reste en découle, y compris la façon dont je monte sur scène devant une équipe : le plaisir de la rencontre passe mieux que n’importe quelle technique.

2 octobre 2006 : comment tout a commencé

Tout part d’un licenciement qui n’en était pas vraiment un. J’étais graphiste chez un imprimeur, Marc Bourigault. Un jour, il me dit : « Je te licencie, mais je te passe les clients que tu suis en graphisme. Mets-toi à ton compte : toi tu fais le graphisme, moi je m’occupe de l’impression. » C’était le 2 octobre 2006.

Dans les faits, je faisais déjà le graphisme pour ces clients, et lui l’impression. On n’a fait qu’officialiser la chose : toi tu fais le graphisme, moi je m’occupe de l’impression, comme avant, sauf que cette fois j’étais à mon compte. Une opportunité que Marc m’a donnée.

Je ne me suis pas dit ce jour-là : « dans vingt ans, je serai encore là, avec mille autres cordes à mon arc. » On ne se dit jamais ça. On avance, on apprend, on se plante, on recommence. Aujourd’hui l’agence fait de la stratégie de communication, de la création graphique, des sites internet, du référencement SEO et GEO et de la formation des équipes (label qualiopi). Et j’ai ajouté une corde que j’aime profondément : la scène, comme conférencier et maître de cérémonie.

Un an de préparation pour arriver serein

Je me suis demandé dès 2024, et pour de bon en 2025 : comment marquer les esprits ? Quand on fête vingt ans de vie professionnelle, on a envie que ce soit riche, intense, plein d’émotions. Pour les invités, et pour moi aussi. Je voulais passer un très bon moment.

J’avais envie de les marquer, ces 20 ans. Dès le départ, je me suis demandé ce qui allait permettre d’embarquer les gens dans un truc de OUF. Ce chemin de préparation a duré un peu plus d’un an, et il était déjà riche de sens : choisir un lieu, choisir des intervenants aux petits oignons, poser les briques les unes après les autres pour que chacun y trouve son compte.

Alors j’ai tout anticipé. Le lieu d’abord, qui s’est imposé facilement : j’enseigne à l’UCO depuis 23 ans (si vous êtes curieux de ma façon de transmettre, j’ai écrit sur ce qu’est un bon formateur en communication). Quelques coups de fil aux responsables des salles, et l’amphithéâtre Bedouelle était réservé : un amphi avec des tapisseries aux murs, dans l’esprit de Jean Lurçat, dont j’adore le musée à Angers. J’enseigne à l’université depuis 1997, à Paris V (PRES Sorbonne) d’abord, là où j’ai moi-même décroché mon diplôme. J’y interviens comme professionnel extérieur et chef d’entreprise auprès des étudiants. Cette salle, c’est donc aussi un clin d’œil à mon métier d’enseignant et de formateur, à cette transmission que je fais depuis 1997.

Ensuite, les partenaires, les jeux, le déroulé minute par minute. Ça m’a pris quelques mois pour tout caler avec les intervenants, et tout était verrouillé bien à l’avance. J’ai lancé l’invitation au printemps 2026, pour que chacun puisse s’inscrire et venir dans de bonnes conditions. Il restait de petits points de détail : qu’est-ce qu’on emmène, comment on récupère le matériel. Avant le jour J, on a fait les tests micro et écran avec le régisseur de la salle, et j’ai récupéré les jeux de société pour être sûr que tout fonctionne et que les gens passent un bon moment.

Ce que ça m’a appris, et que je retrouve sur chaque événement que j’accompagne : un événement réussi se joue à 80 % avant le jour J. Quand tout est verrouillé en amont, on arrive l’esprit libre. Et un esprit libre, ça se voit, ça se sent, et ça se transmet à la salle.

Ce que j’ai ressenti le jour J, c’est une sérénité presque étrange. Pas de nervosité qui serre l’estomac, pas de dernière minute qui panique. Évidemment, il restait des petits détails techniques : tester le micro, vérifier l’écran avec le régisseur, récupérer les jeux de société. Mais la trame, le calage avec les partenaires, tout avait été verrouillé des mois avant. Résultat : je n’ai pas couru après la soirée, je l’ai vécue CARPE DIEM « jouir de l’instant présent ». C’est exactement ce que je dis aux responsables d’événements : préparer tôt, ce n’est pas du perfectionnisme, c’est s’offrir le droit d’être présent le moment venu.

La descente dans les manuscrits du XVe siècle

La bibliothèque de l’UCO conserve un fonds de manuscrits anciens, des grimoires des XIVe et XVe siècles, que l’on ne visite d’habitude que pendant les Journées du patrimoine. J’ai sollicité les bonnes personnes pour obtenir une visite en petits groupes avant la conférence. Clin d’œil assumé à mon métier historique : fabriquer des livres, des magazines, des brochures, des catalogues. Sauf que là, on était devant des manuscrits uniques.

Un lieu mythique, chargé d’histoire, que j’avais envie de partager avec mes invités avant la conférence. Un clin d’œil à mon métier historique, mais dans les tréfonds d’une bibliothèque extraordinaire.

Nous sommes descendus par groupes. Le conservateur de la bibliothèque nous a embarqués. Des couleurs extraordinaires, des textes vieux de cinq ou six cents ans, des photos sans flash pour ne pas abîmer les pages, des questions qui fusaient.

Et puis, un arrêt du temps. Des gens ont passé des dizaines d’années à écrire et recopier ces textes. Nous, on vit à toute vitesse, avec l’IA, le multitâche, l’accélération que décrit le sociologue Hartmut Rosa. Dans cette cave, j’ai senti très fort que quelque chose cloche : on fonce, et on oublie qu’on peut se poser, faire une seule chose, la faire avec plaisir, audace et envie.

Ce qui m’a le plus marqué, c’est ce que cette cave a fait à mon état d’esprit. Pendant quelques minutes, je n’étais plus l’organisateur, plus l’entrepreneur avec sa liste de choses à vérifier. J’étais juste un homme debout devant des pages que d’autres avaient écrites avec une patience que notre système occulte parfois (souvent 🤔 ) . Un seul geste à la fois, un seul texte, des années de concentration. Et moi, avec mon téléphone en poche, mes mails, mes notifications, je me suis dit : on marche sur la tête. Ce rappel-là m’a suivi toute la soirée. Il m’a donné envie d’arriver sur scène non pas pour tout dire, mais pour dire une chose avec justesse, et pour me poser, vraiment, avec ceux qui étaient là, dans l’instant PRESENT.

Cette idée, je l’ai gardée en tête pour la suite. Elle est au cœur de ma conférence.

On sort de là avec plusieurs sentiments. Le premier, c’est la temporalité. À mon échelle, 20 ans, qu’est-ce que c’est quand on a devant soi des manuscrits du XVe siècle ? Ça relativise, et ça rend humble. Chacun a pu poser ses questions, prendre ses photos sans flash pour ne pas abîmer les pages, et vivre ce moment à son rythme. Waouh, vraiment.

conférencier professionnel Angers

Jeux d’accueil : quand la salle se met en mouvement

Je savais qu’il y aurait des temps d’attente et d’accueil, alors j’avais prévu quelques jeux dans le hall. Je voulais que l’accueil soit déjà très fun, que les gens se mélangent avant même d’entrer dans l’amphi.

Pendant que le deuxième groupe descendait dans la bibliothèque, j’ai fait jouer les autres dans le hall. Un jeu d’adresse collectif d’abord, où l’on construit ensemble une tour en briques de bois, à quinze ou vingt avec des cordes et de l’adresse (la tour de Froebel) : coordination, éclats de rire, tout le monde retient son souffle quand ça tremble. Puis Compatibility, un jeu en binôme où l’on essaie d’entrer dans la tête de l’autre.

Avec Compatibility, chacun doit entrer dans la tête de l’autre : est-ce qu’on est vraiment compatibles, est-ce qu’on pense les mêmes choses, est-ce que les mêmes images nous viennent ? Un jeu d’ambiance très chouette, plein de rires et d’émotion. Les invités étaient arrivés décontractés, et ils ont continué à l’être, embarqués dans le plaisir du jeu.

J’ai remarqué ce que je remarque à chaque fois : chacun trouve sa place à sa façon. Il y avait les joueurs. Il y avait les spectateurs. Et il y avait ceux qui voulaient juste se retrouver autour d’un verre, parce qu’ils ne s’étaient pas vus depuis longtemps. Chacun est à sa juste place. Le jeu ne sert pas à obliger : il ouvre un espace où la détente devient contagieuse. C’est exactement ce que je cherche dans un séminaire d’entreprise.

Ma conférence sur l’assertivité : ce que fait un conférencier professionnel en entreprise

Une double casquette à tenir en dix minutes

19h30. On invite tout le monde à rejoindre l’amphithéâtre. Alice, ma maîtresse de cérémonie, traversait ce soir-là un moment pas simple pour elle, et elle a pourtant été géniale : avec une voix posée et beaucoup d’émotion, elle a annoncé l’événement et chauffé la salle. Moi, je suis resté en retrait, dans le fond.

Depuis mon coin, je sentais déjà beaucoup de sensibilité dans la salle. Les gens étaient curieux : je lisais dans leurs regards un « tiens, de quoi va-t-on parler ? ». Certains étaient venus sans vraiment savoir ce qui allait se passer, même si j’avais envoyé le programme en amont. Une énergie montait, faite de curiosité et d’un vrai plaisir d’être là. C’était déjà très jouissif pour moi.

Là, j’ai vécu quelque chose que je n’avais jamais ressenti aussi nettement : la sensation de porter plusieurs vies en même temps. Le fondateur de l’agence. Le père de famille, avec ses enfants dans la salle. L’ami qui accueille. L’organisateur aux petits oignons de cette soirée mémorable, celui qui avait installé tout ce qui avait été préparé, qui court avec ses micros et ses câbles parce que cette soirée, c’est mon « bébé » et que j’avais envie de l’organiser. Et le conférencier, qui allait jouer un rôle, celui d’un personnage. J’aurais pu me disperser. Au lieu de ça, en quelques minutes, sans même passer par ma respiration glottique habituelle, une phrase s’est installée comme une évidence : « Je suis exactement là où j’ai envie d’être, à ma place de conférencier professionnel, avec plaisir, envie et audace. » C’était mon ikigaï. J’ai déconnecté très vite de mon rôle d’organisateur, petite fourmi affairée : j’ai posé cette casquette sur un coin de table et j’ai pris celle du passeur. Je crois que c’est ça, le vrai métier de conférencier : savoir déposer une casquette pour en prendre une autre, sans se renier.

Max et Charlie : un jeu de rôle grandeur nature

Une fois sur scène, je suis entré dans mon personnage : celui qui vous embarque dans le jeu de la vie, le jeu des relations humaines, cette symphonie un peu extraordinaire qui parfois part en sucettes absurdes. Avec Max et Charlie, j’ai emmené toute la salle dans notre réalité, où l’on vit des tensions parfois très fortes, qui viennent impacter, consciemment ou inconsciemment, notre rapport à l’autre.

Je fais jouer la salle. Une moitié devient Charlie, responsable commercial qui vient de signer un gros contrat avec une enseigne nationale. L’autre devient Max, chef.fe de projet innovation qui travaille depuis trois mois sur un nouveau jeu pour les 18-25 ans. Une salle de réunion, 9 heures, l’odeur du café, un comité de direction.

Charlie vient de recevoir un message de son client : les délais sont incompressibles. Max vient d’apprendre que son équipe créative est bloquée. Et toute la salle, d’une seule voix, prononce les deux répliques :

« Max, j’ai besoin que tu accélères. Six semaines, c’est non négociable. » « OK Charlie, je vois ce que je peux faire. »

Un silence. Puis des sourires gênés. Tout le monde a reconnu la scène : on la vit toutes les semaines, au bureau, à la maison, en association. Deux personnes qui se parlent sans savoir ce que vit l’autre. On joue en aveugle.

Sur scène, j’ai ressenti une forme d’état de grâce, et j’assume ce mot. J’ai pris le temps d’aller chercher le regard de chacun. Je pouvais être dans mon histoire, dans mon propos sur l’assertivité, tout en voyant les gens arriver un à un, en leur faisant un clin d’œil, en leur disant bonjour. Un peu plus loin, c’est Lucie Marie qui est arrivée avec son mari, elle qui tient la boutique de jeux Sortilèges que je recommande sur Angers : un petit coucou, là aussi. Je regardais la salle, je sentais si elle était avec moi, je revenais chercher ceux qui décrochaient. J’ai pris un plaisir immense à être dans mon corps tout en étant à l’écoute du public. Et je sais pourquoi : j’aime les gens. J’aime leur humanité, leur simplicité, leurs différences. Quand on aime ceux à qui l’on parle, la conférence devient une conversation à voix haute, pas un monologue, un véritable échange avec le public.

Les trois clés et le jeu des 3 secondes

À partir de là, je déroule ce qui fait tenir un lien quand la tension monte. Trois sources de friction d’abord : notre parcours de vie (celui qu’on n’a pas choisi), les contraintes et les règles tacites de notre société, et l’accélération du système, ce multitâche permanent. Puis trois clés :

  1. Savoir d’où je joue : poser mes valeurs, mon état intérieur avant un rendez-vous important.
  2. Sentir d’où joue l’autre : poser la question qui déverrouille, par exemple « c’est quoi ta contrainte principale, là ? »
  3. Faire entrer l’autre dans le jeu : agir sur ce que je maîtrise, accepter que l’un des deux lâche quelque chose, et chercher un chemin de crête pour avancer.

Charlie et Max trouvent leur chemin : une première version solide en six semaines, une seconde enrichie à trois mois. Ce n’est pas parfait. C’est un pont de singe, avec des cordes et des planches qui tanguent un peu. Mais on peut le traverser.

Et j’ai laissé à la salle un outil de rien du tout, qui change pourtant tout : le jeu des 3 secondes. Avant de répondre à quelqu’un qui vous agace, imaginez pendant trois secondes : et si cette personne venait de perdre un proche ? Trois secondes, c’est le temps de l’assertivité : la capacité de défendre son point de vue tout en respectant l’autre dans sa différence.

Cette conférence, je l’ai portée à ELEVATE, le rendez-vous des conférenciers professionnels de l’AFCP, à Paris, fin mai 2026. Le rapport de l’événement a retenu cette phrase : mieux vaut un pont de singe imparfait que pas de pont du tout, quand on a un truc à faire ensemble. À Angers, je l’ai redonnée dans un format d’une vingtaine de minutes, comme un teasing, pour faire vivre cette assertivité que j’aime tant à mes clients, à ma famille, à mes amis et à mon réseau venus ce soir-là.

Dans la salle, il y a eu des rires, des questionnements, et je l’ai bien vu dans les regards. Ce que je voulais leur passer, c’est une petite graine que j’espère nous pouvons tous planter : être un peu moins agressifs dans nos relations humaines au quotidien. Une fois la conférence terminée, les témoignages à chaud ont été très touchants : cette approche interpelle, et en même temps elle donne des clés très concrètes. Elle rappelle des fondamentaux. Je n’invente pas grand-chose : des gens ont réfléchi, des siècles avant nous, à la façon d’avoir des relations humaines plus apaisées au quotidien. C’est pour ça que j’ai demandé à chacun de partager son témoignage en direct, tout de suite : j’étais très touché de leur présence et par leurs bons mots.

Quiz, mercis et bâton de parole

Juste après, un quiz : « Connaissez-vous bien Desjeux Créations ? » Un jeu en binôme, par QR code, avec des questions volontairement décalées et des réponses loufoques, pour que ceux qui me connaissent à peine s’y retrouvent aussi.

Je ne voulais pas d’un truc très sérieux, mais quand même : les questions donnaient aussi quelques clés sur les dates, le parcours et le cheminement de l’agence. Le moment était magique.

Petit couac technique : la connexion ne passait pas sur le premier ordinateur. Heureusement, j’avais prévu un deuxième ordinateur, branché en quelques secondes. Un temps de flottement s’est installé, et c’était magique : les gens se sont parlé. J’ai géré ça avec sérénité et un peu d’humour. Voilà ce que donne une vraie préparation : on n’évite pas l’imprévu, on peut simplement l’accueillir.

Ce quiz m’a surtout permis de dire merci. À Marc Bourigault, qui m’a donné ma chance. À Audrey, mon ancienne salariée, médaillée d’or de meilleur apprenti de France en graphisme et pré-presse. À mon père, qui m’a permis de grandir par son amour et par ses compétences de sociologue : il m’a transmis l’ethnomarketing, cette façon d’aller à la rencontre de mes clients, de leurs propres clients, de leur écosystème, par l’interview et l’enquête de terrain, qui fait la pâte de l’agence. À ma famille aussi, dont le soutien a été précieux : en vingt ans, il y a eu des hauts, des bas, et des moments où j’ai même déposé mon CV dans des entreprises en me disant « on arrête, je passe à autre chose ». Et bien sûr, un grand merci à mes clients et à mon réseau, sans lesquels je ne serais pas là : j’ai raconté ces quinze ans de vie de réseau dans un autre article. Sans mes amis, mes proches, mes collègues, mes confrères, je n’en serais pas là aujourd’hui. Ce quiz a été l’occasion de faire découvrir l’agence, mais surtout de dire merci à tous ceux qui m’ont permis d’arriver jusqu’ici, vingt ans après, et à cet écosystème dans lequel j’évolue depuis plus de vingt ans.

Puis le bâton de parole, dans l’amphi : chacun a pu dire, à chaud, ses impressions sur la soirée et sur ce qu’il avait vécu avec moi. Des mots très forts ont été partagés. Trois témoignages m’ont particulièrement touché.

D’abord celui d’une amie avec qui j’ai aussi travaillé. En substance : « Alexis, celui que vous voyez sur scène est le même que dans la réalité. C’est quelqu’un qui vous invite à vous questionner, parfois trop, parfois pas assez. Il nous emmène dans son univers. »

Puis celui d’une dame que je ne connaissais que par les réseaux et qui n’avait jamais travaillé avec moi. Invitée par quelqu’un d’autre, elle venait sans trop savoir où elle arrivait. Elle a ressenti de la bienveillance, une volonté de paix, de sérénité dans notre quotidien, et ce message de mieux vivre ensemble l’a profondément touchée, parce qu’elle trouve notre époque très agressive. C’est ça aussi, l’effet de réseau : moi j’accueille et on partage ensemble.

Enfin celui d’un ancien collègue du CELLA, le club d’entreprises Loire Layon Aubance que nous avons fondé ensemble avec d’autres entrepreneurs. Il a fait un zoom sur ma compétence professionnelle : il a toujours appris de moi, et il a rappelé que se poser des questions sur soi et sur son entreprise, c’est 20 % du travail. Le reste, c’est de se poser des questions sur ses cibles et sur son positionnement : comment je me démarque de mes concurrents, comment je vais chercher les contraintes, les besoins, les attentes et les questionnements de mes cibles, pour y répondre dans ma communication. Et il a ajouté, avec ses mots : « Merci Alexis pour tous ces conseils que tu nous apportes au quotidien, avec altruisme et bienveillance, en nous partageant ton savoir sans attendre de retour. » Ça me touche profondément.

Le cocktail : mes partenaires en lumière

Ensuite, le cocktail dînatoire. C’est le moment qui est passé le plus vite pour moi : j’avais envie de voir tout le monde, évidemment je n’ai pas pu. J’ai butiné.

  • Kevin Nain, magicien close-up, a épaté les invités avec ses cartes, son couteau, ses jeux de mains, et un art de l’ambiance rare.
  • ByPPS, peintre et créateur, a présenté ses toiles et son univers street art.
  • Ma fille Kinaé et ses copines de formation en esthétique ont proposé du body painting : elles reproduisaient sur la peau des invités des éléments des œuvres de ByPPS, à l’eau, éphémères. Voir les toiles prendre vie sur un bras, c’était superbe.
  • Aux Saveurs du Jour a signé le cocktail dînatoire.
  • Domaine des 2 Moulins : des rouges d’Anjou, très tanniques. Daniel Macault y a vraiment une patte bien à lui. Je recommande ces domaines viticoles : des gens exceptionnels dans leur manière d’aborder les nectars de Bacchus.
  • Domaine des Petits Quarts : les bulles, et un liquoreux de pur chenin, récolté à la main.
  • Sortilèges Angers, la boutique de jeux que je recommande depuis longtemps, était là aussi, avec Lucie Marie et son mari. Je vous la conseille pour vos cadeaux de Noël.

Pendant que Kevin émerveillait les invités et que l’on entendait « mais ce n’est pas possible ! », les curieux allaient se faire « tatouer » sur le bras, s’ils le souhaitaient, des éléments des œuvres de ByPPS par ma fille et ses copines. Un tatouage éphémère, évidemment. Certains se sont même remis à jouer à la tour de Froebel, juste parce qu’ils en avaient envie.

Chacun a trouvé sa place à sa manière : certains voulaient simplement discuter autour d’un verre parce qu’ils ne s’étaient pas vus depuis longtemps, d’autres ont participé aux activités que j’avais programmées. Et j’ai senti une espèce de magie s’installer, faite de bien-être et de sérénité. Au micro, j’ai fait les louanges de
chacun : les vignerons du Domaine des Petits Quarts et du Domaine des 2 Moulins, notre traiteur Aux Saveurs du Jour, Kevin Nain, l’artiste ByPPS et ma fille avec ses talents de body painting.

À un moment, je discutais avec un nouveau client, le repreneur d’une entreprise avec laquelle je travaille depuis des années. J’ai pris une gorgée de rouge d’Anjou, et je me suis arrêté net. La saveur, la texture, tout est monté d’un coup. Je lui ai dit : « Waouh. » C’était mon ikigaï en une gorgée : présent, vivant, entouré de gens que j’aime, dans un lieu que j’ai choisi. Ce fameux carpe diem, je l’ai senti dans les papilles autant que dans le cœur. Seul bémol : on ne peut pas voir tout le monde en une soirée avec une soixantaine d’invités, et j’aurais voulu des heures de plus avec chacun. Je garde cette petite frustration comme un signe que la soirée valait le coup.

Nous sommes ensuite partis, avec ce client, sur un liquoreux. Lui était sur le quart-de-chaume : un vin très sucré, comme si on buvait une salade de fruits. Celui du Domaine des Petits Quarts est encore plus fin : c’est du pur chenin, ils ne font aucun mélange, ils récoltent à la main. Des vins exceptionnels. Un instant de grâce.
Organisateur, conférencier, fondateur de l’agence, père de famille : j’étais tout cela à la fois, avec mes enfants presque tous présents et mon épouse bien sûr à mes côtés. Et j’ai pris le temps de me dire : waouh, tout est magique, dans l’émotion que je ressens comme dans le goût et la saveur de ce que je mange et de ce que je bois.

Des mains magiques ont aussi rendu cette soirée possible, et je tiens à les remercier profondément : Alice, Peggy, Sophie, ma famille, et les amis de mon fils Corentin, Gwendal, Parpo et Thomas. Le jour J, ils m’ont aidé à monter la salle, préparer les tables, mettre le nappage, sortir tout le matériel : tous ces éléments un peu techniques qui font que ça va bien se passer. Sans eux, impossible de boucler les préparations de dernière minute, quand on est dans la salle et qu’il faut que ça tourne. Ils étaient là avec leur cœur, leur bienveillance, et c’était assez jouissif de nous retrouver tous ensemble pour régler les petits détails juste avant le lancement. Presque toute ma famille avait pu venir : trois de mes quatre enfants. L’une de mes filles travaillait à Lyon et n’a pas pu faire le déplacement, et mon père, à 80 ans, non plus. Mais l’équipe qui m’entourait m’a porté.

Toutes les bonnes choses ont une fin. Il y a eu plein d’échanges, des accolades, et quelques surprises : on m’a offert des bouteilles de vin, des chocolats, et un bon cadeau pour la boutique Sortilèges, que je recommande fortement. Il y en a dans toute la France, mais je recommande celle d’Angers, pour vos idées de cadeaux de Noël. Au moment du départ, il y a eu des petits mots très touchants, un regard, un sourire, une accolade, parfois même pas un mot : les gens avaient ressenti quelque chose, et moi j’ai ressenti leur bien-être et leur sérénité.

Et ce moment que j’ai adoré : tout le monde s’est mis à ranger, et en un quart d’heure la salle était pliée, tout était dans les voitures. J’en ai fait, des soirées : j’ai fêté l’anniversaire de l’agence tous les ans depuis vingt ans, sauf peut-être la 19e année, pour différentes raisons. Vous pouvez les retrouver sur la page des anniversaires de Desjeux Créations. Cette fois encore, le réseau s’est mis en branle. Le réseau, ce n’est pas seulement des clients ou des partenaires, ce n’est pas uniquement la famille ou les amis : c’est un collectif qui répond présent quand il faut mettre la main à la pâte. Merci à tous d’être venus et d’avoir participé.

Ce que les invités ont écrit à chaud

À la fin de la conférence, j’ai demandé aux participants de répondre, en une minute, à un petit questionnaire. Voici ce qui est ressorti de 27 réponses :

  • 17 personnes sur 27 recommandent l’intervention 9 ou 10 sur 10. La moyenne des notes est de 8,9 sur 10.
  • Le jeu des 3 secondes est la clé qui a le plus parlé (11 personnes sur 27). Viennent ensuite l’accélération du système (5), et la clé « sentir d’où joue l’autre » (4).
  • 7 personnes ont cité spontanément les 3 secondes comme première chose à essayer cette semaine. Beaucoup d’autres ont écrit : écouter plus, comprendre l’autre, ouvrir le dialogue.
  • En revanche, 4 personnes n’avaient pas encore d’idée précise de ce qu’elles allaient tester. Je le dis tel quel : une conférence plante une graine, elle ne remplace pas le terreau du quotidien.

Quelques phrases, citées avec l’accord de leurs auteurs, et de façon anonyme :

« Une conférence pleine d’humanité, qui parle (je pense) à beaucoup de gens. »

« Très accessible pour tous les publics avec beaucoup d’images concrètes. »

« Une belle approche de l’écoute de l’autre. »

« Atypique et bénéfique. »

« Un temps pour se poser des questions. »

Et sur mon livre d’or, d’autres mots m’ont touché : un retour à l’humain qui remet l’humain au cœur de tout, un moment où le lien social et le rapport à l’autre sont remis au centre du quotidien. Si vous étiez là, ou même de loin, laissez-y un petit mot : je serais ravi de vous lire.

Ce que cette soirée dit de mon métier d’animateur conférencier

Avec le recul, cette soirée est mon métier en condensé. Je ne suis pas un présentateur qui lit un programme. Je prépare, je mets le public en condition, je tiens le temps, je gère l’imprévu, je laisse la place aux autres, puis je prends la parole quand il le faut.

Ce que j’apporte à une entreprise

Si vous êtes responsable RH, dircom, dirigeant ou responsable QVCT ou RSE, voici ce que vous gagnez à m’inviter :

  • Une salle qui écoute vraiment. Les premières minutes d’un événement décident du reste : j’ouvre l’attention au lieu de la fermer.
  • Des collaborateurs qui se parlent mieux. Une conférence interactive et ludique, qui s’appuie sur des situations de travail reconnaissables, donne des réflexes simples applicables dès le lendemain.
  • De la cohésion d’équipe sans injonction. On joue ensemble, on rit ensemble, personne n’est forcé. C’est ce qui reste après.
  • Un événement qui tient. Fil rouge, rythme, gestion du temps, plan B technique : vous ne gérez plus seul l’imprévu.
  • Des relations plus apaisées. Sur la communication, l’assertivité, l’écoute et la gestion des tensions, je rappelle des fondamentaux que des gens ont pensés bien avant nous, et je les rends utilisables.

Les thèmes que je peux porter sur scène

Ma conférence signature, « Communiquer sans se friter », explore les relations humaines au travail : l’assertivité, l’écoute, les émotions, le stress, les conflits, la coopération et l’intelligence collective. Je l’adapte à votre contexte : une équipe en tension, une fusion de services, un séminaire de rentrée, une démarche QVCT ou RSE, l’arrivée de l’IA dans les pratiques. Vous voulez aller plus loin ? Je forme aussi les équipes, de façon plus approfondie.

Comment se déroule une intervention

  1. Avant : un échange avec vous pour comprendre votre contexte, vos enjeux, ce que vous voulez que vos équipes retiennent. J’adapte les situations et les exemples. Je teste la technique avec le régisseur.
  2. Pendant : un format de 20 minutes (convention, ouverture de séminaire) ou de 50 minutes (conférence interactive avec jeu de rôle et participation de la salle). Je regarde les gens, je laisse des silences, je fais jouer la salle.
  3. Après : un temps de partage à chaud, par bâton de parole ou questionnaire, et un débrief pour garder ce qui a fonctionné.

Pour quels événements professionnels ?

Séminaire d’entreprise, convention annuelle, journée QVCT, assemblée générale, soirée clients, rentrée de service, lancement de projet, club d’entreprises, anniversaire d’entreprise, journée professionnelle, table ronde. Je peux aussi être votre maître de cérémonie, et si vous êtes vous-même conférencier, j’ai raconté pourquoi devenir conférencier professionnel.

Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’un conférencier professionnel en entreprise ?

C’est un intervenant dont le métier est de transmettre une idée devant un groupe, avec un angle, un rythme et une expérience vécue. En entreprise, il ouvre une réflexion (communication, assertivité, coopération) et donne des repères simples que les équipes peuvent appliquer dès le lendemain.

Quelle différence entre un animateur conférencier et un maître de cérémonie ?

Le conférencier porte un contenu, comme une conférence sur l’assertivité. Le maître de cérémonie relie : il prépare le public, présente les intervenants, tient le temps et s’efface. Je fais les deux, séparément ou ensemble selon votre événement.

De quoi parle votre conférence « Communiquer sans se friter » ?

De relations humaines au travail : comment défendre son point de vue tout en respectant l’autre. Elle s’appuie sur un jeu de rôle, trois clés (savoir d’où je joue, sentir d’où joue l’autre, faire entrer l’autre dans le jeu) et le jeu des 3 secondes.

Combien de temps dure une conférence interactive ?

J’interviens en format court de 20 minutes ou en conférence de 50 minutes avec jeu de rôle et échanges. La durée se cale avec vous, selon votre programme et votre public.

Une conférence peut-elle vraiment améliorer la cohésion d’équipe ?

Elle ne remplace pas un travail de fond, mais elle ouvre le dialogue et donne un langage commun. À Angers, 17 personnes sur 27 ont recommandé l’intervention 9 ou 10 sur 10, et beaucoup repartaient avec un geste simple à tester : écouter plus, ou prendre trois secondes avant de répondre.

Intervenez-vous à Angers et en dehors des Pays de la Loire ?

Oui. Je suis basé en Maine-et-Loire et j’interviens dans toute la France, auprès de PME, ETI, associations, clubs d’entreprises et organismes publics.

Pour quels événements faire appel à un animateur conférencier ?

Séminaire d’entreprise, convention, journée QVCT ou RSE, assemblée générale, soirée clients, rentrée, anniversaire d’entreprise. Dès que plusieurs personnes prennent la parole devant un public dont vous voulez qu’il écoute vraiment.

Comment vous contacter pour organiser une intervention ?

Écrivez-moi avec votre contexte, votre date et le public visé : contact@desjeuxcreations.fr, ou par téléphone au 02 41 47 02 75. Je vous répondrai avec une proposition adaptée.

Parlons de votre événement

Ce qui me touche, pour les années à venir, c’est le plaisir, la passion, l’envie et l’audace de continuer à faire ce que je fais. Je continue à faire ce que je sais très bien faire : la stratégie de communication, la création de vos outils de communication, la réalisation de vos sites internet, votre webmarketing, votre référencement SEO et GEO, et la formation de vos équipes. J’ai ajouté deux cordes à mon arc : le GEO avec l’IA, et mon activité de conférencier professionnel et de maître de cérémonie, que je veux continuer à développer dans les entreprises pour planter cette petite graine de l’assertivité qui ne peut que nous faire du bien, dans notre quotidien et dans ce monde de brutes.

Vingt ans après, je pensais qu’une forme de lassitude s’installerait. Elle n’est pas venue. J’ai connu des creux, des périodes où j’ai même envoyé des CV en me disant
« j’arrête ». Aujourd’hui, c’est l’inverse : la flamme est là, avec l’envie et l’audace d’inventer encore. Je n’ai pas épuisé les relations humaines, elles ont grandi. Certaines ont plus de vingt ans, comme celle que j’entretiens avec Claire Raffray, à l’ADEME et je m’efforce chaque jour d’être à la hauteur de cette confiance. Je garde mes métiers de toujours (la stratégie de communication, vos outils, votre site, votre référencement, la formation) et je développe la scène en entreprise, pour planter une petite graine d’assertivité dans notre quotidien et dans ce monde de brutes. Si vous cherchez un conférencier professionnel qui n’a pas besoin de se forcer pour aimer ce qu’il fait, vous savez où me trouver. Toujours avec plaisir, audace et envie.

Je garde la flamme intérieure, le plaisir et l’envie de soulever des montagnes et d’inventer encore : autour de l’assertivité, autour de la maîtrise de cérémonie, autour de l’intelligence artificielle sans perdre notre humanité. Je pensais honnêtement qu’au bout de vingt ans il y aurait un peu de lassitude. Pas du tout. Alors je continue, pour les siècles à venir.

Vous préparez un séminaire, une convention, une journée QVCT ou une soirée d’entreprise ? Écrivez-moi : on parlera de votre contexte, de votre public, et de ce que vous voulez qu’ils emportent en repartant. Ma prochaine conférence publique aura lieu le 2 décembre 2026 à 19h, salle de l’Esvière à Angers.

Ce soir-là, à l’UCO, j’ai vécu un moment de passerelle extraordinaire entre les individus, celle qui donne du sens à ma vie. C’est une phrase qui m’est chère, mais là je l’ai vécue avec vous : collègues, amis, entreprises, partenaires et famille.

Et si votre équipe, comme Max et Charlie, a un truc à faire ensemble, souvenez-vous : un pont un peu bringuebalant vaut toujours mieux que pas de pont du tout quand on a un truc à faire ensemble.

Nos dernières
actualités